L’humanisme par Frédéric Lenoir

Ce mois a été léger en lecture : entre la rédaction de mon mémoire, le boulot et les sorties, j’ai consacré moins de temps à la lecture que les mois derniers. Malgré cette petite pause, je vais vous parler aujourd’hui du livre qui a retenu mon attention ces dernières semaines : L’Âme du monde de Frédéric Lenoir.

Ce court roman est un conte initiatique d’une centaine de pages. Il m’a été gentiment prêté par Ange, qui blogue par ici.  Je vous conseille d’ailleurs vivement d’aller faire un tour dans son bocal ! Je sais que tu liras cet article, alors encore merci à toi pour la découverte 🙂

Avant d’être écrivain, Frédéric Lenoir est philosophe et sociologue. C’est pour cela que l’Âme du monde est caractérisé comme « conte initiatique » ou « roman philosophique ». Il s’agit en effet d’un récit d’apprentissage dans lequel nous suivons l’évolution psychologique et spirituelle des personnages.

RÉSUMÉ

Une force mystérieuse, comme une voix intérieure. C’est ce qui va pousser sept sages de différentes religions et croyances à se réunir à Toulanka, un monastère perdu au Tibet. Là, ils seront chargés d’une mission bien particulière : transmettre les clés de la sagesse à deux adolescents, Tenzin et Natina. Mettant en commun les fondements de leurs traditions, cultures et religions respectives, les sages vont fonder leur message philosophique sur des points qu’ils jugent fondamentaux : la liberté, l’amour, le respect, le bonheur,…  Ainsi, aucun dieu ne prend le pas sur l’autre : les sages désignent la divinité, quelle qu’elle soit, par l’appellation « l’Âme du monde« .

QU’EST-CE-QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je me suis étonnée à mettre autant de temps pour le lire. Le roman est découpé en petits chapitres qui évoquent chacun une petite leçon de vie. Leur particularité, c’est qu’ils ont pour mission de vous faire méditer. Personnellement, il m’a fallu un peu de temps après la lecture de chaque chapitre pour comprendre les propos dans leur totalité. J’ai souvent du mal avec les guides spirituels dans la littérature qui peuvent être compliqués à lire. Ici, les sages illustrent leurs idées par des extraits de fables et historiettes. Sans ces éléments, le récit pourrait paraître très abstrait et je pense que cela m’aurait dérangée. En bref, je suis un peu sortie de ma zone de confort puisque la trame fictive de ce roman est plutôt mince !

En terme général, j’ai apprécié ma lecture. Quelques passages m’ont plus marqués que d’autres, c’est le cas par exemple pour le chapitre « Le jardin de l’âme : des qualités à cultiver et des poisons à rejeter« . Les thèmes abordés ici sont l’émerveillement, la douceur, l’effort, la bonne humeur, la confiance, la générosité ou encore la bienveillance.

Malgré tout, il m’a manqué une vision athée. L’une des sages n’est pas religieuse mais philosophe et est donc censée apporter cette vision. Mais mon côté anti-religion me fait dire qu’elle n’est pas assez présente. J’ai trouvé dommage de ne pas exploiter davantage la spiritualité des athées (qui n’est pas inexistante !).

Pour résumer, j’ai bien aimé, mais ce n’est pas mon type de livre préféré !

 

Je vous quitte sur une citation du roman pour que vous ayez une idée du style d’écriture de Lenoir 🙂

« L’Âme du monde nous a donné un précieux attelage composé de deux chevaux et d’un cocher. Les deux chevaux, ce sont le corps physique et le corps émotionnel et psychique. Le cocher, c’est l’âme spirituelle ou l’esprit. Tout au long de la vie, il nous faudra apprendre à maîtriser cet étrange attelage. Car sa bonne marche relève de la parfaite symbiose entre les trois éléments qui le composent. (…)  Apprendre à vivre, cela commence donc par apprendre à connaître et prendre soin de son corps, de son psychisme et de son esprit, et favoriser la bonne entente de ces trois dimensions de notre être. « 

Merci de m’avoir lue  

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